
CCTV : Récemment, lors d’une réunion plénière de la Commission européenne consacrée aux relations avec la Chine, certains ont estimé que la situation actuelle du commerce et des investissements entre la Chine et l’Union européenne (UE) n’était pas durable et que l’UE devait procéder à une « réduction des risques » vis-à-vis de la Chine. Selon certaines prévisions, à la mi-juin, l’UE annoncera de nouvelles restrictions commerciales à l’encontre de la Chine lors du sommet du G7 et du sommet d’été de l’UE. Par ailleurs, selon une récente enquête de la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine, 68 % des entreprises européennes choisissent de maintenir ou d’élargir leurs activités en Chine, et près d’un tiers d’entre elles approfondissent davantage leur stratégie de localisation sur le marché chinois. Il semble donc que la « réduction des risques » ne soit pas devenue le choix réel des entreprises européennes. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Mao Ning : Le fait que davantage d’entreprises européennes choisissent de renforcer leur présence en Chine et d’y développer leurs activités constitue en soi la réfutation la plus convaincante de la prétendue « réduction des risques ».
La coopération commerciale entre la Chine et l’Europe repose sur des intérêts communs. Elle résulte essentiellement à la fois d’avantages comparatifs et de la participation à la concurrence sur le marché. La complémentarité n’est pas un risque, et la convergence des intérêts n’est pas une menace. Au cours des cinq dernières décennies environ, le volume annuel des échanges commerciaux entre la Chine et l’Europe a été multiplié par plus de 300, les investissements bilatéraux atteignant près de 260 milliards de dollars. Ces chiffres témoignent pleinement de la dynamique robuste et des perspectives prometteuses de la coopération sino-européenne.
Le protectionnisme commercial va à l’encontre des lois de l’économie et ne sert les intérêts de personne. Nous espérons que la partie européenne pourra considérer les relations économiques et commerciales entre la Chine et l’Europe de manière objective et rationnelle, et travailler avec la Chine pour réduire la liste des problèmes et agrandir le gâteau de la coopération afin d’obtenir des résultats gagnant-gagnant.
AP : Premièrement, pourriez-vous nous expliquer un peu plus en détail les raisons pour lesquelles la Chine a interdit à quatre députés néo-zélandais l’entrée sur le territoire chinois pour une durée d’un an et a exigé des excuses après leur visite à Taiwan ? Deuxièmement, les services de renseignement de l’alliance des « Cinq Yeux », notamment ceux des États-Unis et du Royaume-Uni, ont déclaré que des espions chinois utilisaient des plateformes d’emploi en ligne pour recruter des personnes. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Concernant votre première question, récemment, quelques députés néo-zélandais ont effectué une visite provocatrice dans la région chinoise de Taiwan, au mépris des graves préoccupations et de la ferme opposition de la partie chinoise. Leur action viole le principe d’une seule Chine et constitue une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. Conformément aux lois pertinentes de la République populaire de Chine, la partie chinoise a décidé de prendre des mesures, notamment une interdiction d’entrée sur le territoire.
Je tiens à souligner que le principe d’une seule Chine, qui constitue un consensus général de la communauté internationale et une norme fondamentale régissant les relations internationales, est également le fondement politique des relations sino-néo-zélandaises. Nous exhortons les personnes concernées à respecter effectivement la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine et à se conformer strictement au principe d’une seule Chine. Quiconque franchit la ligne rouge et outrepasse les limites sur la question de Taiwan devra en payer le prix.
En ce qui concerne la deuxième question, en tant que le plus grand réseau de coopération en matière de renseignement au monde, l’alliance des « Cinq Yeux » se livre depuis longtemps à un espionnage systématique et massif partout dans le monde. Il est ironique qu’une telle organisation accuse la Chine de constituer une « menace d’espionnage ».

DPA : En mai de cette année, des députés allemands se sont également rendus en visite à Taiwan. La Chine envisage-t-elle d’interdire l’entrée sur son territoire aux députés allemands ainsi qu’aux parlementaires d’autres pays qui se sont rendus en visite à Taiwan ?
Mao Ning : Taiwan fait partie de la Chine, et le principe d’une seule Chine constitue un consensus général de la communauté internationale ainsi qu’une norme fondamentale régissant les relations internationales. Quiconque franchit la ligne rouge sur la question de Taiwan devra en payer le prix.
Beijing Youth Daily : Selon certaines informations, le 2 juin, alors que le secrétaire d’État américain Marco Rubio répondait à l’interpellation de la commission des Affaires étrangères du Sénat, un sénateur a déclaré que les services de renseignement américains, sous l’administration Biden, n’avaient trouvé aucune preuve d’un quelconque soutien de Cuba au terrorisme. En réponse, Marco Rubio a déclaré que pratiquement tous les groupes terroristes violents d’extrême gauche de l’hémisphère occidental avaient, à un moment ou à un autre, bénéficié du soutien de Cuba. Il n’aurait pas besoin de nouvelles preuves. Il a ajouté que Cuba avait besoin d’un changement de dirigeants et de réformes sérieuses en vue de la reconversion, de manière à ne plus représenter une menace pour les États-Unis. Des médias ont par ailleurs rapporté le même jour qu’en raison de l’embargo pétrolier imposé par les États-Unis à Cuba, les difficultés de transport à l’intérieur du pays avaient empêché la distribution efficace des 20 000 tonnes de denrées alimentaires que les Nations Unies prévoyaient de fournir à Cuba. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Les États-Unis ne peuvent justifier le blocus et les sanctions illégales contre Cuba par des allégations inventées et des calomnies sans fondement. Les États-Unis imposent depuis longtemps des sanctions unilatérales et un blocus à Cuba, portant un coup dur à l’économie de Cuba et infligeant de graves préjudices au peuple cubain. Cela a suscité une opposition générale au sein de la communauté internationale. La Chine soutient fermement Cuba dans la défense de sa souveraineté et de sa sécurité nationales, ainsi que dans son opposition à toute ingérence extérieure. Les États-Unis doivent être attentifs à l’appel de la communauté internationale et mettre immédiatement fin à leur blocus, à leurs sanctions, à leurs mesures de coercition et à leurs pressions contre Cuba.
TV Asahi : Selon certaines informations, deux Japonais auraient été blessés alors qu’ils traitaient des armes chimiques abandonnées par l’armée japonaise dans la province du Jilin et auraient été hospitalisés. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Le 26 mai, deux membres du personnel japonais ont accidentellement été contaminés aux bras par un agent toxique provenant de l’éclatement d’obus contenant des armes chimiques, alors qu’ils traitaient des armes chimiques abandonnées par le Japon dans la province du Jilin. La partie chinoise leur a immédiatement prodigué les premiers soins sur place et les a transportés d’urgence à l’hôpital. Après avoir reçu des soins hospitaliers, ils ont été rapatriés au Japon le 29 mai.
